FRANCIS BANGUET
graphiste illustrateur


//Chansons de compagnons//

EBAUCHE DE VISUEL
Date :
 2014
Client :MUSÉE DÉPARTEMENTAL DU COMPAGNONNAGE DE ROMANÈCHE-THORINS
En collaboration avec : Les Charrons
Projet non retenu

 

LE MUSÉE

Le musée présente le compagnonnage à travers la collection d’un compagnon charpentier du Devoir de Liberté, Pierre-François Guillon (1848-1923).
Pierre-François Guillon fonde en 1871 à Romanèche-Thorins une Ecole de dessin appliqué à la construction où il enseignera, pendant 52 ans, la charpente, la menuiserie et la coupe de pierre à des élèves venus de toute la France et de l’étranger.
Après son décès en 1923, son fils Osiris fait don au Département de Saône et Loire de l’ensemble des documents et maquettes des élèves de l’Ecole, des chefs-d’oeuvre de Pierre-François Guillon et de tous les documents et souvenirs de sa vie de compagnon.
Le musée est construit en 1928.
En 1994, le Conseil Général de Saône-et-Loire a entrepris des travaux de restauration de l’ancien musée et aménagé de nouvelles salles d’expositions permanentes et temporaires à l’intérieur d’un pavillon attenant afin de présenter l’importante collection Guillon, progressivement enrichie de nouvelles œuvres grâce à des donations, des dépôts et des acquisitions.
Un audio guide en français, anglais et allemand est à la disposition des visiteurs.

 

Musée départemental du compagnonnage | Saône et Loire
71570 Romanèche-Thorins 
Tel.: 03 85 35 22 02
Fax: 03 85 35 86 83
Web : http://musee-compagnonnage.cg71.fr

LE COMPAGNONNAGE

Le compagnonnage est une institution de formation professionnelle. Une des particularités de cette voie demeure l’obligation pour les jeunes de voyager pendant plusieurs années, afin d’enrichir leurs connaissances professionnelles et humaines. C’est ce que les compagnons appellent le Tour de France.
Après plusieurs siècles d’existence le compagnonnage est aujourd’hui constitué de 3 sociétés compagnonniques qui continuent de proposer aux jeunes une formation professionnelle complète.

Dans chaque ville, le jeune est hébergé au siège compagnonnique de sa société qui lui trouve un employeur, chez qui il parfait son niveau technique, et qui organise des cours du soir pour lui permettre d’approfondir ses connaissances. Après quelques années, il devra présenter un chef-d’œuvre devant une assemblée de compagnons qui jugeront de ses connaissances professionnelles et de ses qualités humaines. A l’issue de cette cérémonie, il sera reçu compagnon.

Les historiens situent le début des premières sociétés compagnonniques au Moyen Age lors de la construction des cathédrales, monastères et châteaux. Des ouvriers spécialisés, tailleurs de pierre et charpentiers, se déplaçaient de chantiers en chantiers. Ils se seraient regroupés par métiers adoptant un ensemble de règlements et de coutumes.

Le principal atout du compagnonnage, à travers les siècles, a été d’offrir une main d’œuvre hautement qualifiée grâce à son système de formation. Les compagnons ont su également revendiquer des salaires et des conditions de travail correctes, n’hésitant pas à organiser des grèves. Lorsqu’un compagnon était en difficulté, sa société lui venait en aide grâce à des fonds de solidarité appelés caisse de secours. Le compagnonnage a réussi à traverser les siècles en préservant ses traditions et ses savoirs tout en s’adaptant à l’évolution du monde du travail.

Le compagnonnage du Devoir de Liberté

Dès l’origine, les compagnons vont se regrouper par métiers et faire référence à l’un des trois personnages légendaires liés à la construction du temple de Jérusalem au 10e siècle avant JC, Salomon, commanditaire de l’édifice, Maître Jacques, tailleur de pierre et Père Soubiseresponsable des charpentiers, pour fonder leur propre rite. Mais des sensibilités et des opinions religieuses vont ensuite apparaître pour former progressivement deux rites principaux : le Devoir, de confession catholique, et le Devoir de Liberté prônant la liberté de confession.
Ainsi chez les charpentiers deux sociétés existaient : les compagnons charpentiers du Devoir ( Rite Soubise) et ceux du Devoir de Liberté
(Rite Salomon). Ces deux sociétés vont fusionner en 1945 pour former la Société des compagnons charpentiers des Devoirs du Tour de France présente aujourd’hui à la Fédération Compagnonnique des Métiers du Bâtiment.
Pierre-François Guillon était compagnon charpentier du Devoir de Liberté,
Enfant du Roi Salomon. Dans la compagnonnage du Devoir de Liberté, les charpentiers sont dits Indiens, car selon la tradition, leur maître qui travailla à l’édification du Temple se nommait Père Indien.